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Il était une fois un écrivaillon qui n’avait ni femme ni enfant, mais qui avait sur « Le Plum’Art » cinquante trois homologues.
Cela faisait quelques mois que les membres travaillaient et, un jour, l’un d'eux les fit se réunir et ils se dirent: « Et si on faisait un magazine de nos écrits ? Les meilleurs textes devront
noircir des pages et des pages jusqu'à la nuit des temps, et on le distribuera à quiconque voudra les lire. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. C’est Blaba et Anne qui furent élus pour créer le premier. Ainsi naquit sous nos yeux émerveillés « La fureur de l’éternuement ».
Alors que la nuit tombait, ils arrivèrent à se connecter et à glisser le mag sur le site. Ils le laissèrent là et se dirent qu'ils avaient été rusés. Quand le soleil se leva, tous les autres
membres découvrirent la merveille. Ils regardaient partout et s'exclamèrent: « Mon Dieu! Qu’il est beau… »
Will N’Paï, car c’est de lui qu’il s’agissait, se dit alors : « Moi aussi je vais me lancer ! » Alors qu'il allait, comme ça, perdu dans ses pensées, il rencontra Air Nama. Celle-ci lui dit
gentiment: « Will’, où vas-tu donc comme cela? » « Hélas, tu ne peux pas m'aider », répondit-il.
« Je connais ton désir, dit Air Nama, tu aimerais créer un beau magazine. Viens avec moi et sois mon fidèle serviteur sept journées durant. Je te prêterai mes magnifiques ailes, ton mag sera
aérien comme tu n'en as jamais vu. » « C'est une fille étonnante, pensa Will’, mais je vais tout de même la suivre pour voir si ce qu'elle dit est vrai. »
Ainsi, Air Nama l'emmena dans son palais enchanté. Là, se trouvaient d'autres petits écrivains bruyants qui étaient ses serviteurs. Ils montaient et descendaient l'escalier agilement, étaient
gais et joyeux. Le soir venu, lorsqu'ils s'assirent à la table, Vernon, Solucide et Slévich durent faire de la musique. Quand le repas fut terminé, la table fut poussée dans un coin, et Aziyadé
dit: « Maintenant viens, Will’, et danse avec moi ! » et la soirée fut splendide.
« Allons, allez tous vous coucher, les enfants », dit Anne Ivanhuc à la cantonade. Tof’ prit une chandelle et conduisit Will’ à sa chambre. Là, Hosannam lui ôta ses souliers, Anatéa les bas, et
finalement, Solucide souffla la chandelle. Personne ne sut jamais ce qui c’était passé dans la chambre cette nuit-là mais le lendemain matin, tous revinrent et l'aidèrent à se lever.
« Hé bien! On fait la belle vie, ici », se dit Will’ réjoui de son nouveau travail. Mais il dut travailler et récolter des textes pour Air Nama. Pour cela, il reçut une plume d'argent, une
adresse mail et un espace disque.
Will’ s'appliqua à son travail et demeura au palais enchanté. Il mangeait toujours de bons repas, mais jamais, à part Air Nama et les écrivains, il ne voyait quelqu'un. Un jour, Air Nama lui dit:
« Va! Trie les textes et mets-les par thèmes. » Aussi, lui donna-t-elle une rame de papier et une corbeille en osier. Will’ se mit à l’ouvrage et fit ce qu'elle lui avait ordonné de faire.
Lorsque son travail fut terminé, il rapporta au palais les textes bien rangés dans le panier d’osier, triés par thèmes. Et comme les sept jours étaient maintenant écoulés, il demanda à Air Nama
s'il n'était pas le temps de lui donner sa récompense. « Non, répondit-elle, tu dois encore accomplir un dernier travail pour moi: voici des crayons de couleur, une gomme, une équerre, et tout ce
qui peut être utile; tout cela, pour toi. Avec cela, tu dois maintenant réaliser la couverture du magazine! »
Will’ ne savait pas dessiner. Il demanda à Tof’ de l’aider. Bientôt apparut la plus belle pochette qu’il puisse imaginer. Il dit à Air Nama que, bien qu'il ait maintenant fait tout ce qu'on lui
avait demandé, il n'avait toujours pas reçu son cadeau. « Peut-être voudrais-tu voir ton magazine? », rétorqua Air Nama. « Oui », répondit Will’. Alors elle sortit du château - là se trouvaient
trente-six magnifiques pages, si jolies et bien décorées que Will’ en fut ébloui. En les voyant, il sentit son cœur sautiller dans sa poitrine. Air Nama lui offrit encore un repas et lui dit: «
Maintenant, retourne chez toi. Mais je ne te donnerai pas le magazine tout de suite: dans trois jours, je viendrai et te l'apporterai. »
Alors Air Nama lui montra le chemin du retour et Will’ se mit en route. Lorsqu'il arriva sur le site, les autres membres lui demandèrent: « Alors Will’, où donc as-tu mis ton magazine? » « Dans
trois jours il sera ici », répondit-il. Les autres s'esclaffèrent et le traitèrent d'idiot.
Will’ dut ronger son frein et patienter trois jours durant. Quand il se leva le troisième jour, un mail arriva, signé Air Nama. À ce moment, Zack Morel arriva et lui déclara qu’il n’avait
jamais vu magazine à plus fière allure. « C’est vraiment le plus beau présent qu’on pouvait déposer au pied du sapin en ce soir de Noël », ajouta-t-il. « Et je suis bien sûr qu’il est le deuxième
exemplaire d’une longue série… »
Ce que l’histoire ne dit pas, c’est si Will’ a finalement reçu son cadeau… mais un conte de Noël doit garder sa part de mystère…